Actualité
22 octobre 2026
Temps de lecture : 7 minutes
ÉTOFFER : 30 artistes de la Grover prennent d’assaut la rue Parthenais du 6 au 8 novembre
Pendant trois jours, l’ancienne usine textile Grover, reconvertie en ateliers d’artistes, d’artisan.ne.s et de lieux culturels, ouvre ses portes pour une exposition collective de 30 artistes du quartier. Vernissage, performances, éveil sonore, ateliers ouverts et causerie sont au programme.
Du 6 au 8 novembre 2026, le Quartier culturel des Faubourgs accueille ÉTOFFER, une exposition d’art de trois jours présentée par La Grover. Elle réunit des artistes de la Grover et de la rue Parthenais, avec le soutien de Voies culturelles des Faubourgs et du Quartier des Faubourgs.
Un cri de ralliement pour s’étoffer
ÉTOFFER, c’est compléter, enrichir, donner plus de substance, de profondeur et de sens à quelque chose. C’est aussi, dans le vocabulaire du textile, ajouter de l’ampleur à un tissu. Le mot convient bien à un événement qui se tient dans une ancienne usine de tricot.
L’exposition est un cri de ralliement lancé aux esprits créatifs de l’édifice Grover et à la communauté des Faubourgs. Elle les invite à s’étoffer, à s’enrichir et à remplir leur cœur de la force de la substance, du sens, de l’art, de la culture et de la vie.
Le manifeste de l’exposition en résume l’esprit : « Solides car sensibles. » Les artistes y affirment que leurs œuvres sont des fibres dont l’âme fait l’étoffe et dont l’esprit nourrit l’avenir de nos sociétés. Il se termine par un appel : « Étoffons nos cœurs avec l’art ! Étouffons la peur qui rode ! Transfigurons encore l’usine ! »
30 artistes, trois immeubles, mille parcours
ÉTOFFER met en vedette 30 artistes multidisciplinaires de trois immeubles de la rue Parthenais : La Grover, Le Chat des artistes, et la Coop Lezarts.
Leurs âges, nationalités, genres, sexualités, origines, religions, passions, intérêts et émotions sont variés.
Leurs pratiques le sont aussi : peinture, gravure, céramique, illustration, photographie, performance, poésie, mode et plus encore.
L’exposition a lieu au 2069, rue Parthenais (local 2069), un local à demi-niveaux d’environ 2 800 pieds carrés. L’espace est à la fois vaste et intime.
Un programme sur trois jours
Vendredi 6 novembre, de 15 h à 21 h : vernissage et performances, ouverture de l’exposition, en présence des artistes.
Samedi 7 novembre : de 11 h 30 à 17 h. La journée commence avec l’Éveil sonore avec @selmki, de 10 h à 11 h 30. Il faut réserver sa place en suivant ce lien ou dans la bio du compte Instagram @lagroverrueparthenais.
Dimanche 8 novembre : de 11 h 30 à 17 h. Une causerie avec les artistes aura lieu à 13 h, sous forme de tables rondes animées par Claire Boussard, Gwénaëlle Delpirou, et Matisse Makwanda.
La commissaire Claire Boussard
La commissaire de l’exposition Claire Boussard, médiatrice culturelle et chargée de projet, accorde une attention particulière à l’accessibilité et aux liens entre les œuvres, les lieux et les publics. Elle a réfléchi à la manière dont les œuvres peuvent dialoguer entre elles, avec l’espace et avec l’histoire de l’ancienne usine.
« Je travaille autour des arts, des expositions et de leur transmission. Mon parcours m’a amenée à m’intéresser aux liens qui peuvent se créer entre les œuvres, les lieux et les publics, avec une attention particulière portée à l’accessibilité et aux différentes manières de faire vivre une exposition.
En parallèle de ma fonction professionnelle, je développe une pratique personnelle de l’illustration qui nourrit mon regard et mon approche dans la co-construction des projets culturels.
C’est avec cette sensibilité que je souhaite contribuer à l’exposition « Étoffer », en collaboration avec vous, et réfléchir à la manière dont les œuvres peuvent dialoguer entre elles, avec l’espace et avec l’histoire de l’ancienne usine Grover. »
Portrait Claire Boussard
Un lieu chargé d’histoire
L’exposition célèbre le riche patrimoine culturel de l’édifice Grover, témoin de l’héritage vibrant des artistes de la rue Parthenais et reflet du courage créatif du quartier des Faubourgs.
Le Grover est une ancienne usine de textile qui a été en activité pendant sept décennies, jusqu’à sa fermeture en 1993. Elle produisait les plus beaux tricots du Canada et des uniformes pour l’armée. Située directement derrière le stade Delorimier, elle a vu passer les Royaux de Montréal, Jackie Robinson, la princesse Élisabeth et des milliers de spectateurs.
Après la fermeture de l’usine, des artistes s’y sont installés. Quand l’édifice a été menacé par des promoteurs de condos, ils ont formé une coopérative et lancé le mouvement Sauvons l’usine, pour préserver sa vocation artistique. Aujourd’hui, ce complexe de 200 espaces est occupé par des artistes, des propriétaires de petites entreprises et des producteurs créatifs. Il génère de la culture, stimule les affaires et enrichit la communauté.
Édifice Grover
Pourquoi y aller ?
- Rencontrer les artistes : discuter avec elles et eux, visiter leurs ateliers ouverts et comprendre leur démarche.
- Découvrir une diversité de pratiques : 30 artistes, c’est autant de façons de voir et de créer, réunies en un seul lieu.
- Vivre plus qu’un accrochage : performances, éveil sonore, ateliers et tables rondes font partie du programme.
- Entrer dans un lieu patrimonial : l’ancienne usine Grover est un symbole de la résistance et de la renaissance culturelle du quartier.
- Soutenir la création locale : fréquenter ces événements, c’est contribuer à la vitalité des Faubourgs.
Informations pratiques
- Dates : du 6 au 8 novembre 2026
- Lieu : 2069, rue Parthenais, Montréal (Québec) H2K 3P8, local 2069
- Horaires : vendredi de 15 h à 21 h (vernissage), samedi de 11 h 30 à 17 h (Éveil sonore dès 10 h), dimanche de 11 h 30 à 17 h (causerie à 13 h)
- Réservation : obligatoire pour l’Éveil sonore, via le lien dans la bio d’@lagroverrueparthenais
- Instagram : @lagroverrueparthenais
Un merci spécial à Voies culturelles des Faubourgs et à Cafe Pop MTL pour leur soutien. Design de l’affiche : @bobbeckmtl.