Arts visuels
30 janvier 2026
Temps de lecture : 9 minutes
Exposition Regarde! - appel de dossiers d’artistes (arts visuels et médiatiques)
L’édition 2026-2027 de Regarde! est à la recherche d’œuvres vidéographiques, numériques et/ou photographiques de grands formats.
Matt Shane - Remote Sensing, 2021 Photo _ Jacques Bellavance
À propos de Regarde!
De septembre 2026 à la fin du mois d’août 2027, le parcours d’arts visuels se déploiera sur la rue Ontario Est, entre les rues Saint-Hubert et Lespérance, sur des supports d’exposition dans les vitrines de commerces, sur des murs et sur les écrans de la place de la création.
L’invitation est lancée aux artistes en arts visuels et médiatiques de s’approprier l’espace public situé aux abords de la fameuse artère, colonne vertébrale du Quartier culturel des Faubourgs.
Cette initiative mettra en dialogue les artistes contemporains et invitera les citoyennes et citoyens d’ici et d’ailleurs à déambuler pour découvrir cet itinéraire ponctué d’œuvres.
Sarah Wendt + Pascal Dufaux – Mes ongles poussent et la montagne avance (Solar beast) , 2018-2021 Photo _ Jacques Bellavance
À propos de la commissaire
Anaïs Castro est commissaire et autrice basée entre New York et Montréal. Titulaire d’une maîtrise de l’Université d’Édimbourg et d’un baccalauréat de l’Université Concordia, elle a travaillé pour des institutions telles que le Musée des beaux‑arts du Canada et Arsenal Contemporary Art. En 2023-2024, elle a collaboré avec Gaëtane Verna à titre de conservatrice adjointe sur le projet de Kapwani Kiwanga au Pavillon canadien de la 60e Biennale de Venise. Sa pratique indépendante l’a menée à réaliser des expositions au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Chine, et à cofonder le collectif The Department of Love. Membre de l’équipe éditoriale de Daily Lazy, elle publie régulièrement ses écrits dans diverses revues spécialisées.
Clara Lacasse
Thématique, œuvres recherchées et conditions de diffusion
À contre pas : la beauté des chemins inutiles.
Ce projet fait de la déambulation un geste artistique à part entière, à la fois politique et poétique. À contre-courant d’un monde soumis à l’accélération permanente, à la saturation des flux et à l’érosion des liens sociaux, marcher devient ici un acte de ralentissement volontaire, d’écoute attentive et de réappropriation sensible du territoire. La marche est envisagée comme un outil critique puissant : elle révèle les usages normatifs de l’espace urbain, rend perceptibles ses frontières visibles et invisibles, et met en tension les hiérarchies de mobilité et les récits dominants qui façonnent nos déplacements. En invitant à marcher autrement — plus lentement, sans finalité productive — le projet ouvre un espace de réflexion sur nos manières d’habiter le monde. Il affirme la marche comme une pratique artistique en soi, capable de générer du sens. La déambulation devient alors un geste politique discret mais radical, revendiquant le droit à l’errance et à la dérive. En plaçant le mouvement au cœur du processus artistique, le projet propose de reconsidérer l’espace public non comme un simple lieu de transit, mais comme un territoire à éprouver, à ressentir et à réinvestir collectivement.
Pour les supports suivants : supports sur trottoirs, vitrines et murs d’immeuble
Les œuvres sont imprimées sur vinyles et installées dans des vitrines de commerces ou des murs d’immeubles spécifiquement choisis pour leur capacité à offrir un contexte favorable. Elles seront également présentées sur les nouveaux supports d’exposition installés le long de la rue Ontario Est.
Les œuvres proposées doivent avoir une résolution suffisante pour permettre un agrandissement allant jusqu’à environ 250 x 312 cm (taille à titre indicatif) et/ou une adaptabilité à des supports et des vitrines de formes et de tailles variées. Le jumelage final des supports et des œuvres sera fait par la commissaire en concertation avec les partenaires diffuseurs.
À noter que le plus grand nombre de supports est de format vertical.
Pour les écrans de la place de la création
Deux formules peuvent être envisagées : une suite d’images fixes montées en diaporama ou une vidéo. La durée maximale dans tous les cas est de 15 min par vidéo.
Il y a un écran format portrait et un écran format paysage.
À noter qu’il n’y a pas de diffusion sonore et qu’il est possible que les œuvres de différents artistes soient présentées dans un même écran. Également, d’autres contenus seront diffusés sur ces écrans (ex. programmation en arts vivants de la place).
Rémunération
Les artistes recevront un droit d’exposition par œuvre ainsi que 50 $ par œuvre pour les droits de reproduction (outils promotionnels sur supports multiples).
Cachet œuvre (structures d’exposition, vitrines et murs) : 660 $
Cachet œuvre vidéo : 984 $
Échéancier
- Date limite pour dépôt de dossier : 30 mars 2026 à midi
- Mai 2026 : réponse donnée aux personnes ayant proposé une proposition
- Juin 2026 : contrat et remise du fichier pour impression
- Fin août 2026 : montage
- Début septembre 2026 : début de l’exposition
- Mi-septembre 2026 : vernissage
- Fin août 2027 : fin de l’exposition
Date limite : 30 mars 2026 à midi
Aïda Vosoughi Un fil à la fois 2023 Photo _ Jacques Bellavance